Département : Ailleurs

Catégorie : Actualité du secteur

La Fédélima publie une étude sur les pratiques collectives en amateur dans les musiques populaires

La Fédélima publie une étude sur les pratiques collectives en amateur dans les musiques populaires

par Anaïs Rambaud - le 21/02/2020

La Fédération des lieux de musiques actuelles s’est intéressée, lors d’une récente étude, aux musiciens et musiciennes qui pratiquent la musique, mais de manière amateur. Qui sont-ils·elles ? Comment évoluent-ils·elles ? Dans quel environnement ? Sont-ils·elles accompagné·e·s ?

En France, pratiquer la musique en amateur est un des loisirs les plus courants. Cette dernière donne un accès sans précédent à la vie culturelle au sens large. La Fédélima s’est intéressée directement aux personnes qui pratiquent la musique en amateur.

Qui sont ils·elles ?

Ils·elles sont âgées en moyenne de 36 ans, sur la totalité des musicien·ne·s interrogées. 20% d’entre eux sont des femmes. 27,6% sont des cadres et professions intellectuelles supérieures, 22,2% sont des chômeurs. Les agriculteurs représentent, eux, un taux de 0%, les ouvriers, 6,7%, et les retraités, 3,2%.

Les instruments les plus pratiqués sont la guitare (50,3%), la voix (38,1%), la basse (28,5%), le clavier (25,8%), la batterie (24,6%) et le DJing (14,6%).

La plupart des musicien·ne·s interrogé·e·s font du rock/punk (55,8%), de la pop/folk (34%), du metal (20%), de la chanson (18,2%) ou encore du rap/hip hop (6,5%).

D’où vient leur envie d’apprendre / de faire de la musique ?

« Mon père m’a beaucoup entraînée à faire de la musique. Il était compositeur de musique classique », explique Hermione, 17 ans, flûtiste. La construction musicale provient essentiellement de l’éducation familiale ou de l’entourage proche. La Fédélima a constaté que la pratique musicale n’était pas une simple activité de loisirs laissée au libre choix de l’enfant : « elle s’inscrit dans un projet éducatif que les parents sont prêts à soutenir et à accompagner », souligne l’étude. Tous les musicien·ne·s interrogés estiment que l’adolescence ou le jeune âge adulte a été une période charnière dans le démarrage ou l’intensification de leur pratique instrumentale.

Par quels biais ont-ils appris la musique ?

À l’échelle nationale, la proportion de musiciens ayant démarré la pratique instrumentale avant l’âge de 15 ans s’élève à 70%. Les espaces d’apprentissage les plus cités durant les entretiens menés pour l’enquête sont les écoles de musique et les conservatoires (29,9%), les cours particuliers (9,9%) et les options musique dans les collèges et les lycées (5,4%). L’importance du solfège dans les parcours amateurs varient d’un musicien à l’autre.

Parmi les interrogés, certains se considèrent aussi autodidactes (24,1% des musiciens interrogés).

Après l’apprentissage, la pratique collective

Dans la suite de l’enquête, la Fédélima s’est beaucoup questionnée autour des parcours de pratiques collectives, de l’autolégitimité, de la socialisation, de l’intégration dans un groupe. La vie des groupes est également en question : l’esthétique choisie, la composition, la place de leader, les répétitions...

« article précédent article suivant »