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Catégorie : Actualité du secteur

Les syndicats de l'édition sortent leur baromètre

Les syndicats de l'édition sortent leur baromètre

par Anaïs Rambaud - le 01/02/2020

La CSDEM (Chambre syndicale des éditeurs de musique) et la CEMF (Chambre syndicale des éditeurs de musique de France) ont sorti il y a quelques jours leur baromètre de l’édition musicale évaluant des données des années 2017 et 2018. Le bilan montre un secteur aux résultats hétérogènes.

L’édition musicale en France pèse 400 millions d’euros. Pour détailler ce baromètres, des données ont rassemblées autour des effectifs des entreprises de l’édition musicale, ainsi que leurs résultats financiers, leurs investissements et leurs divers financements. Le métier d’éditeur musical a beaucoup évolué ces dernières années et le milieu est à cette image : l’éditeur a une mission large qui comprend la défense des droits de l’artiste, la commercialisation de ses oeuvres mais aussi le développement de sa carrière.

Baisses pour la musique classique

Le secteur montre une certaine stabilité en matière d’emploi : 85% des employés ont un CDI et 60% des employés sont des femmes.

Les résultats Sacem sont satisfaisants : les répartitions ont augmenté de 3% sur un an entre 2017 et 2018 grâce à la progression des droits digitaux notamment. La synchronisation a également fait bondir les droits collectés, ainsi que ceux liés à l’export. Par contre, les droits propres à la musique classique, liés aux ventes de partitions ont reculé de 7%.

Beaucoup d’investissements financiers

Les esthétiques les plus représentées et rémunératrices pour les éditeurs musicaux sont la pop (81% du chiffre d’affaires des répondants sur cette étude), le classique et la librairie musicale.

Les majors, elles, représentent un peu moins de 50% de l’activité en valeur en 2018. Les nouveaux talents sont une part importante de l’activité des éditeurs et représentent un tiers des revenus éditoriaux du répertoire local. Les oeuvres, de manière générale, sont plus nombreuses à être défendues (+7% entre 2017 et 2018). Pointé du doigt par les syndicats, le fort investissement des éditeurs musicaux est de plus en plus important, même si le chiffre d’affaires est croissant pour le plupart des acteurs. En ce sens, la mise en place récente du crédit d’impôt pourrait bien jouer en faveur du secteur de l’édition musicale.

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