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Jean-Philippe Thiellay pressenti pour la direction du Centre national de la musique

Jean-Philippe Thiellay pressenti pour la direction du Centre national de la musique

par Anaïs Rambaud - le 26/11/2019

L’information est tombée en début de semaine : l’actuel directeur adjoint de l’Opéra de Paris prendrait la tête du Centre national de la musique (CNM) qui ouvrira ses portes au 1er janvier 2020. L’Élysée doit encore confirmer cette nomination.

France Musique a annoncé que Jean-Philippe Thiellay, directeur adjoint de l’Opéra de Paris, prendra le poste de directeur du Centre national de la musique dès son ouverture prévue le 1er janvier 2020. Si l’Élysée ne s’est pas encore prononcée sur cette affectation, les choses ont l’air déjà de s’organiser du côté du CNM.

Déjà un lien avec Matignon

Ce ne sera donc pas Catherine Ruggeri, qui pourtant œuvre depuis des mois sur la préfiguration de l'entité, mais Jean-Philippe Thiellay, qui quittera son poste à l’Opéra de Paris pour le laisser à Martin Ajdari, actuellement directeur des médias et des industriels culturelles au Ministère de la culture.

Jean-Philippe Thiellay a déjà un passé avec le gouvernement actuel : Édouard Philippe, Premier ministre, lorsqu’il était maire du Havre, avait proposé le poste d’administrateur au professionnel, d’ailleurs Conseiller d’État, pour le Volcan, scène nationale du Havre. Ce passionné d’opéra a d’ailleurs rejoint l’Opéra de Paris en août 2014 et est co-auteur chez Actes sud d’essais biographiques consacrés à Gioachino Rossini et Vincenzo Bellini.

Un départ à Lyon annulé

Jean-Philippe Thiellay devait d’ailleurs être nommé à la tête de l’Opéra de Lyon pour remplacer Serge Dorny, sur le départ pour Munich. Cette décision avait été remise en question après l’envoi d’une lettre du syndicat CGT des artistes de la musique et de la danse de la ville et de la région Auvergne-Rhônes-Alpes. Richard Brunel, ex-patron de la Comédie de Valence, a, depuis, été nommé à ce poste.

Cette décision fait donc grincer des dents du côté des professionnels et des syndicats du monde musical. À l’heure où l’État souhaite rééquilibrer ses quotas hommes-femmes dans ses institutions culturelles, la non-nomination de Catherine Ruggeri passe mal.

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